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Michalak rime avec niaque ! En ce qui le concerne, ce n’est pas un hasard ! Enfant nourri à la purée en flocons et aux raviolis en boîte, adolescent plutôt mal dans sa peau, Christophe Michalak n’était vraiment pas destiné à devenir le chef pâtissier de renommée internationale qu’il est aujourd’hui. Si ce n’est cette rage de vaincre qui l’a toujours animé, le hissant au plus haut de l’excellence. Portrait de celui qui vient de publier le très ludique Le Chocolat qui me fait craquer aux éditions Plon et zoom sur son art et sa philosophie…
Lyon, janvier 2005. Christophe remporte la Coupe du monde de la pâtisserie. Conquise à la force du poignet, cette consécration l’appelle à se retourner sur son passé jusqu’à sa plus tendre enfance, fils unique d’Antoinette qui l’élève seule, à Senlis, en Picardie où il est né le 22 juillet 1973. Cumulant métier d’infirmière et ménages pour qu’il ne manque de rien, elle lui montre l’exemple. À commencer par la valeur du travail. Tandis que sa grand-mère, ses tantes et ses oncles — au nombre de neuf ! — lui inculquent à l’unisson les autres valeurs morales. Le voilà bardé ! Quant aux nourritures terrestres, rien à voir avec les spirituelles : en dehors des repas où l’ouvre-boîte fait office de batterie de cuisine, il ingurgite quantité de gâteaux secs et montagnes de mousses au chocolat. Plus que de la gourmandise, c’est de la boulimie ; à telle enseigne que lorsqu’il se rend à la boulangerie pour y acheter des parts de flan, il revient les mains vides. Inconvénient : il s’empâte à vue d’œil, embonpoint auquel sa passion pour le cinéma participe grandement, se « nourrissant » avidement de films dans lesquels Tom Cruise, éternel looser, finit toujours par vaincre l’adversité. Quant à celle qui le concerne, elle se résume à un mal-être, des poussées d’acnés et des binocles qui le complexent au point de se sentir plus à l’aise dans les salles obscures, bien à l’abri du regard des autres.
N’empêche! Souffrant d’hypoglycémie, il voue une passion toujours aussi dévorante pour le sucré. Ce qui contribue, sans doute, son CEP obtenu, à intégrer à quinze ans l’école hôtelière d’Angers avant d’entrer en apprentissage dans la pâtisserie d’André Degas à Cholet. Rien à signaler. Si ce n’est qu’il est consigné à la plonge la première année, puis condamné à confectionner des tartes citron au Pulco® la suivante.
Un apprentissage qui aurait donc été dénué d’intérêt si le patron ne l’avait pas titillé en lui brandissant le diplôme qu’un de ses apprentis avait remporté lors d’un concours régional.
(Retrouvez l’article complet dans la Revue Culinaire n° 875)
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